M.A. Wohl

Writer on a Quest

La Gloire de mon père

3 février 2019


Quelques jours avant d’écrire cet article, le mercure indique -26 Celsius chez moi. Au même moment, il fait 45 Celsius en Australie. Allez savoir pourquoi, l’indifférence des grandes compagnies et de politiciens face aux changements climatiques peut-être, me va droit au vague à l’âme.

J’entamais la lecture d’un roman qui aurait donné naissance au genre gothique. Hors, la nostalgie d’un bisou de soleil clément, de l’arôme du thym dans lequel on passe les doigts, juste pour le plaisir, d’un petit coup de blanc floral à verser sur le premier pique-nique aux Plaines d’Abraham, me rappelle un trésor d’auteur, et un trésor de bouquin.

Il me faut relire, là et maintenant, La Gloire de mon père, de l’auguste Marcel Pagnol.

L’édition que j’ai déniché il y a une petite lurette dans une librairie de livres usagés date de 2004, mais le roman auto-biographique a été publié en 1957. Il s’agit du premier opus d’une série, laquelle je n’ai pas encore eu le plaisir d’explorer.

Marcel Pagnol, un écrivain d’envergure Académie française, a aussi été un dramaturge et un cinéaste reconnu.

La Gloire de mon père, c’est le premier tome de Souvenirs d’enfances, et ce premier opus connait d’emblée un succès sensationnel, à faire baver d’envie tous les collègues auteurs et autrices (quand on veut changer le féminin du mot « auteur » pour « auteurE », je suis prête, n’importe quand, faites-moi signe) d’aujourd’hui.

En Provence, au temps des derniers chevriers, le jeune Marcel grandit. Né au pied du Garlaban, dans la ville d’Augagne, il grandit entre un père instituteur public et une mère, qui fut couturière avant de devenir épouse. L’auteur raconte son enfance, sa famille, une mémorable scène de chasse à la bartavelle en toute simplicité, avec un amour indéfectible.

Quel doux plaisir que ce roman! Il fait bon de se balader sous le soleil de Provence en compagnie d’un jeune homme curieux, tantôt entomologiste, tantôt le dernier des Mohicans, toujours attentifs aux conversations des grands.

Une lecture parfaite lorsqu’il neige tant et plus, ou pour se réchauffer le coeur quand le mercure du monde est à – 1000.


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