M.A. Wohl

Writer on a Quest

Miss Pissenlit

16 avril 2018


C’est au cours d’une énième promenade-avec-poussette sous le ciel maussade de la grosse ville que je rêve éveillée de quitter que l’ai vu: un petit pissenlit blottit contre un mur de brique.

Recroquevillé, la fleur mal-aimée de trop jardiniers attendait un rayon de soleil propice, l’air un brin solitaire. J’ai songé du coup au chouette personnage principal de Miss Pissenlit, un roman que je me promettais de relire depuis un moment. On y retrouve, en autre chose, une liste fort exhaustive de tout ce qu’il est possible de faire avec le pissenlit !

Au-delà de cela, il y a l’héroïne attachante qui se passionne pour cette plante.

Quand Manouane travaille sur son encyclopédie du pissenlit, plus rien n’existe. Sa colère, sa honte, sa solitude s’envolent comme des aigrettes.
Dès les premières pages, on tombe sous le charme de l’adolescente unique. Une adolescente qui décide de se venger des brimades quotidiennes à grands coups de graffiti. Une adolescente qui décide de croire en l’amitié et peut-être même, de se laisser aller à tomber amoureuse…

Andrée Poulin, auteure de plusieurs romans et d’albums destinés à un public jeunesse, signe ici un roman brillant, riche, qui parvient à ne jamais verser dans le cliché sans pour autant sortir des sentiers battus. Un exploit rendu possible grâce à son superbe talent de conteuse.

Des lecteurs de 10 ans et plus passeront un excellent moment dans l’univers de Manouane. Publié en 2010 par les Éditions Québec-Amérique, Miss Pissenlit est disponible sur commande en librairie et en tout temps à votre bibliothèque de quartier. Si ce n’est pas le cas, demandez aux bibliothécaires d’en faire l’acquisition, ce roman manque à leur collection !

Bonne lecture !

117 Nord

15 septembre 2016


Une fois n’est pas coutume, je parle d’une nouveauté tout ce qu’il a de plus neuf.

Pourquoi fermer les yeux, soudain, sur l’objectif de ce blogue. Parce que… je n’ai jamais lu un roman comme celui-là, 117 Nord.

En se laissant porter par les mots de l’auteure Virginie Blanchette-Doucet, on se retrouve en apesanteur, ni là ni ici. Entre les vibrations de la mine, les volontés de la compagnie et les racines anciennes sous la forêt urbaine, il y a des êtres vivants au cœur battant on ne sait quelle chanson, ou chimère.

Les phrases sont courtes et percutantes, la douceur des images coupe le souffle aussi rudement qu’une bourrasque et laisse ébahi, ébouriffé.

Je le répète, je n’ai jamais lu un roman comme celui-là. C’est une découverte sublime qu’il vaut la peine de lire et de relire.

Cette critique pourrait encore s’étirer en éloges dithyrambiques, mais ça vous boufferait du temps; temps que vous pourriez autrement occuper à vous procurer 117 Nord.

24 filles en 7 jours

15 juin 2016


Ah, le bal des Finissants !

On n’a pas écrit 1000 épisodes télé, 100 films et des dizaines de romans, que dis-je, de livres, sur la question sans raison.

Du côté du Québec, c’est un moment phare du cursus scolaire. Un rite de passage, diront même certains.

Qu’on soit du côté des  »pfff, pas de temps à perdre » ou du côté des  »j’ai pas trouvé quoi mettre encore, aaahhh », c’est un incontournable, un inévitable évènement.

Et si on veut en rire un peu, ou encore se calmer la nervosité, voici une lecture d’été parfaite!

24 filles et 1 garçon

Jack, lui, il veut se rendre au bal. Il est mignon, brillant, sportif. Bref, il a tout pour lui. Sauf qu’il est si timide qu’il n’a jamais même embrassé une fille. Ses meilleurs amis décident de prendre les choses en main.

Conséquence: Jack a 7 jours pour choisir entre 24 candidates.

C’est une série d’aventures loufoques que dépeint l’auteur Alex Bradley, qui a autrement peu écrit pour la jeunesse. 24 filles en 7 jours est bien écrit et amusant, ce qui sauve la mise d’une histoire autrement légère facile à oublier, mais avec laquelle on passe un bon moment.

De la légèreté

Le printemps en est à quelque jour de se métamorphoser en été. À cette époque de l’année, je ne sais pas pour vous, mais je suis davantage portée vers  »Une nuit à New-York » de Rachel Cohn et David Leviathan, plutôt que vers un énième titre merveilleux, mais brise-coeur, de John Green.

De même, les méandres glacés des polars scandinaves et les conspirations fin du mondiste me laissent indifférente.

C’est pourquoi je vais m’installer sous un arbre, près du fleuve, et que je vais relire les quatre tomes de  »L’odyssée Danemark », de Diana Wynne Jones, certainement. Ou je vais lire en anglais, pour la première fois, un roman que j’ai lu en français des dizaines de fois,  »Le Seigneur des Anneaux ».

Chose certaine, je vais profiter des beaux jours ! À bientôt !

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